Le président Nicolas Sarkozy devrait annoncer lundi de nouvelles mesures pour favoriser la relance de l’investissement des entreprises au sortir de la crise.
Le chef de l’Etat, qui prendra la parole devant le forum "Agir pour le développement des entreprises" au Palais des congrès à Paris, procédera aussi à cette occasion à un cadrage des principales dispositions du projet de budget 2010 présenté mercredi, indique l’Elysée.
S’agissant des entreprises, il devrait dévoiler les principaux éléments d’un nouveau plan de financement articulé autour du Fonds stratégique d’investissement (FSI).
L’un d’entre eux, annoncé jeudi par le Premier ministre François Fillon, est la création d’un Fonds de consolidation et de développement des entreprises appelé à venir en aide à des PME en panne de financements via des apports en fonds propres .
Sont visés la centaine de dossiers d’entreprises passés par la médiation du crédit mise en place il y a un an par le gouvernement et qui n’ont pas trouvé d’issue positive.
Le FSI contribuera pour 95 millions d’euros à la dotation totale de 200 millions de ce nouveau fonds, le solde étant financé par des banques et des compagnies d’assurance.
Cette contribution sera un des outils d’un nouveau programme PME auquel le Fonds stratégique d’investissement devrait consacrer un milliard d’euros, a rapporté le journal Les Echos.
Ce plan prévoirait aussi l’apport par le FSI de fonds propres en direct ou la possibilité de souscrire à des obligations convertibles émises par des entreprises.
La banque publique Oseo, dont les moyens ont été renforcés depuis le début de la crise, sera mise à contribution pour, en plus de ses financements traditionnels, intervenir via l’apport en quasi-fonds propres comme des prêts subordonnés.
Toujours selon Les Echos, la nature des interventions d’Oseo fait que l’institution ne demandera pas de garanties pour ses engagements et sera le dernier créancier en cas de défaillance.
Mais ses interventions seront toutefois conditionnées à des financements des banques classiques dans des proportions pouvant varier selon les instruments utilisés.
Cité dans Les Echos, le président d’Oseo, François Drouin, estime à au moins un milliard d’euros le montant nécessaire pour que ce programme permette d’intervenir de manière significative.